GROUPE ET JARGON

A la fin des années 20 du siècle dernier, le penseur allemand Benjamin a écrit dans son livre éblouissant « Rue unidirectionnelle » que, « Elle vit dans un monde plein de jargons, habite dans une rue inondée de complots et jargons de bande, ici chaque ruelle exprime sa position, et chaque mot doit avoir son mot de passe correspondant ». Dans les années où l’art contemporain chinois progresse rapidement et violement dans une circonstance complexe d’un modèle économique modernisé, non seulement il est inondé de « complots et jargons de bande », mais aussi « chaque mot » (langue) a son « mot de passe » dérobé, tout cela construit le « jargon » de l’art. Comme une branche principale de l’art contemporain chinois, la peinture vit dans les « jargons » spéciaux à caractère chinois, elle se lie dans la langue avec les fragments de divers écoles après l’heurt des cultures orientales et occidentales non seulement, mais aussi essai de chercher dans la culture traditionnelle le bien-fondé logistique de l’art contemporain, et encore cherche la légalité dans l’idéologie, avec tout cela se forme l’écologie de l’art contemporain, qui a de l’excédent de la vivacité, et est à court d’effet retardé. Le berceau doit avoir un espace vaste pour contenir les voix indépendantes de beaucoup d’artistes, et encore, il faut un mécanisme plein d’abris, sinon seulement avec la logique linéaire capturée entre la réalité et la tradition, on ne peut pas surmonter la limite de la culture, parce que l’anomalie de l’histoire est au vu et au su de tous.

De ma vue, dans cette « rue » de l’art contemporain plein de « jargons », l’artiste HE Canbo utilise aussi une sorte de « jargon » forgé dans la langue à la mode de lavis. Comme un matériel de dessin dans l’ancienne civilisation, l’esprit humaniste que l’encre porte est dans l’expectative et provoque la controverse. Regarder l’encre comme un outil, et surpasser l’attribut d’élite de la culture au support du concept contemporain, ou le mettre de nouveau dans l’orbite de la tradition et puis le convertir, c’est un thème presque pour tous les artistes de lavis. Néanmoins, après tout, l’heurt et la fusion des cultures orientales et occidentales dans le modernisme, font le style de vie des chinois d’être différents des ancêtres. Le mode d’observation d’« observer les planètes dans le ciel, et inspecter les règles dans la terre » est graduellement cachée pat la civilisation industrielle, l’annotation approfondie de l’homme à la nature et l’univers est bouché dans la maison de l’intérieur par la culture de consommation. Les faux-sens dérivés de la différence culturelle a changé dans certain degré le concept des artistes, le système puissant établi par le logocentrisme occidental, ayant connu l’argument subversif « la mort du Dieu » de Friedrich Wilhelm Nietzsche et ses adeptes, et la décomposition destructive de Jacques Derrida et ses adeptes, a finalement remporté le texte de l’autel divin. En compagnie de l’influence de diverses tendances de pensée, les artistes chinois sont poussés au goulot historique dans certain degré. Certainement, dernière l’image trouble de l’économie, ce sont la haute tension du système centralisateur, et la vérité que si les artistes ont le courage de créer l’art en face de l’influence de l’anxiété, parce que l’anxiété existe partout quand les artistes individuels font face aux diverses pressions.

Comme un artiste individuel, on affronte souvent la complexité de la circonstance du dessin contemporain, néanmoins grâce au don naturel et à la force de volonté, certains artistes fendront le front désordonné des symboles de langue à sa mode originale, et trouveront le cristal visuel au détour délicat de la langue, at arriveront au territoire de limpidité. À mon avis, HE Canbo est arrivé au détour de langue au plus que possible, il s’approche au cristal visuel, mais ce qu’il utilise est l’encre qui porte l’esprit humaniste traditionnel. À l’aide de la confidentialité de l’encre de Chine, il dilue la suspicion au monde, et établi le point essentiel individuel dans le chaos, et en partant d’ici, ses textes qui respirent au bord de la sensibilité et la raison sont durs à peu près, et les symboles commutés surpasse beaucoup la signification linguistique qui peut indiquer et qui indique en fait, il quitte le monde laïque à travers le rappel à l’imagination et le regard attentif aux choses non-engagées, et évite radicalement la généralisation causée par l’image empirique, il guide les images visuelles se dresser dans le monde divin, et dernière les images, c’est la signification allégorique sociologique – une décomposition et assemblage des groupes des êtres humains.

Evidement, HE Canbo est l’expert de codage des images, d’un part, il bâtit la sensation de réjouissance dans le sens linguistique en utilisant le groupe social indiqué par les symboles, d’autre part, il ouvre l’imagination envolée dans l’encre de Chine, saisit l’âme raisonnable et l’âme sensitive de l’homme, et recherche à s’approcher le plus que possible à l’abstraction. L’abstraction est la destination finale de toutes les formes culturelles, est aussi la citadelle de style de Franz Kafka dans le dessin, qui existe sans laisser de trace, est l’arc dans l’abîme de la vie et de la mort. Néanmoins, pour éviter le risque de l’abstraction, HE Canbo utilise évidemment la cherche de la réalité pour établir l’abstraction, de sorte de persuader son propre mémoire de répondre au concept contemporain de groupe. Le maitre de critique culturel de l’école postmoderniste Ihab Hassan a écrit dans son œuvre « Le détour du post-modernisme » que, « la répression produit la civilisation, la civilisation produit plus de répression, et plus de répression produit l’abstraction… », c’est le résultat que la civilisation occidentale réprime les individus, et résulte de la réflexion des savants à leur culture, mais au contraire, il exprime la vigueur dérangée de la culture contemporaine de Chine. Et alors, on peut voir que l’image qu’HE Canbo établit sur l’abstraction est extrêmement précieuse. Pour cela, l’artiste a sa propre compréhension systématique, « l’image d’art a déjà la possibilité de substituer ou transcender la mode de texte de la culture, et manifeste la situation importante de l’art d’image dans la culture, donc, l’image d’art est la forme la plus importante de présentation de la culture contemporaine. » (Voir « Images des dessins chinois contemporain en encre». Comme un artiste qui a bien étudié les images contemporaines en encre de Chine, HE Canbo croit que l’image a non seulement l’effet de «s’éloigner du contenu », mais aussi la grande possibilité d’intégrer de nouveau les ressources culturelles des images, éliminer les saletés, les branches et extrémités, afin de devenir un être sans classe, sans face et sans authentification – ils s’assemblent comme les fragments de mémoire de la société contemporaine, et se posent dans l’espace d’esprit établi complètement par HE Canbo. Pour un nouveau type d’image, la mémoire doit reconnaitre et retirer la mémoire et l’esprit depuis la société contemporaine, elle doit avancer librement pour rechercher la vérité. Sans aucun doute, la posture que HE Canbo recherche à présenter, est une tendance d’esprit intrinsèque et irrésistible, un mécanisme visuel qui croise dans l’intérieur de l’image et centralise hautement l’image. Il touche le caractère de groupe construit les personnes dans notre époque, ce caractère présente un néant sans émotion ni foi. Dans les œuvres tels que « Canoë virtuel », «Fantasme dans le temps », « Crépuscule auprès du mont Lengshan », « Poussières qui traversent le temps », etc., il interprète toujours la relation des images, on trouve une tristesse difficile à classifier dans son intérieur.

En pénétrant les obstacles nébuleux attachées couche à couche autour des Images de HE Canbo, peut-être on peut imiter l’espace à l’aide de la mémoire moite, cet espace est l’univers d’esprit qui s’étend infiniment. Dans ces images, les lignes qui représente les principes mathématiques telles que les diverses formes géométriques, la forme de pavé, les cubes, ou les lignes droites et les lignes obliques protubérants fendent en ordre l’horizon, je pense que, peut-être, dans le monde d’esprit de HE Canbo, il existe un bâton de commandement, qui commande la foule de mettre en scène un opéra de musique concernant l’horizon, l’intrigue est poétique mais obscure, est une sorte de jargons qui parle de l’espace surnaturel inconnu de l’être humain. Cependant, l’espace est le résultat de la lutte entre la psychologie et la volonté, est le résultat que le corps traite l’espace réel extérieur, il engendre l’association, et profit de l’appui du sentiment pour cerner le néant sur le terrain immense et dans la foule abattue.

Le « groupe », soit les figures d’un groupe, ce qu’elles portent est le mot de passe de l’artiste pour les figures, donc, l’artiste veut déterminer son propre standard, cherche à ouvrir la porte de la nature humaine et connaître à fond le destin. Mais dans les obstacles élevés par les coutumes sociaux, la figure s’encroute souvent dans le joug morale ou dans les cadres de « bien et mal » ou de « vérité et beauté », seulement quand on transcende cette sorte de joug, on peut connaitre à fond l’intention de moi-même caché lors de rencontrer toutes les créatures. Il semble que HE Canbo a touché la langue individuelle absolue de dessin dernière la langue, il la lie à la foi, et accueille de manière très généreux les figures de groupe dans l’époque bruyant. Dans les œuvres tels que « Série de révélation », « Ignorance et lucidité », « Rêve atteint qui disparaît », l’objet poétique se commute souvent avec les idées, élargit l’intensité de sentiments et laisse le trace en bon ordre. Les traces de l’encre de Chine, exprime sa connotation ancienne, exhale le tempérament obscure et fascinant, et au présent elles ont tourné dans un labyrinthe du cercle logique de la culture avec l’influence de sa tradition puissante. Le lavis de HE Canbo est juste sa réponse à cette labyrinthe, il non seulement porte le fantasme du groupe, mais aussi tricote de son propre manière dans divers canaux l’impuissance de l’homme silencieux dans l’espace. Il paraît que ses images comprennent la reproduction de la civilisation postindustrielle, et dernière eux se cachent les jargons poétiques du lavis, c’est juste le charme du lavis de HE Canbo, dernière les figures de groupe, c’est son regard grave. 

Dans la théorie de cinq éléments de la philosophie ZHOUYI y compris métal, bois, eau, feu et terre, l’attribut de l’encre est de l’eau. L’eau est fantastique, immense, et variable, mais l’encre permet la chose variable de posséder une forme fixe, qui manifeste la configuration des règles et des formules faite par l’artiste, l’artiste réfléchit son mode lors de la configuration, ainsi se forme un cercle circulaire, la trace de l’encre est l’incertitude dans ce processus. Pour l’artiste HE Canbo, peut-être les figures de groupes dans la ville trop industrialisée ne sont pas si importantes, ce qui est important est d’extraire et décomposer cette image, et cerner l’image qui croise dans l’espace d’esprit et la donner un effet de fantôme. L’image respire dans l’encre, avec son âme qui court, et alors une théorie «Dessins exécutés à l’aide de l’idée » nait. Les «Dessins exécutés à l’aide de l’idée  » est la nomination de la longue exploration de l’artiste HE Canbo dans la langue de lavis.  « Entrer dans l’isolement et la contemplation, pour bâtir un espace différent de la réalité de la matière et de l’esprit intrinsèque. Il n’y a pas de mal à partir de l’imagination visuelle et puis porter l’attention et trouver la combinaison de foules alternes et la solitude sous le ciel silencieux ». Cette paragraphe de mots indique que, le dessin exécuté à l’aide de l’idée de HE Canbo porte plus d’attention à la contemplation intrinsèque, grâce au nombre de dimension de l’imagination, sous le voute azurée du ciel de l’esprit naissent les formes protéiformes, mais sous le voute infini du ciel le démiurge a son propre distribution, donc, pour les individus, tout est fatidique. Le critique anglais John Berger a une phrase peut-être plus pénétrante, « nous vivons dans un spectacle merveilleux composé de vêtements et masques sans utilisateur ». On peut comprendre les dessins de HE Canbo sous un autre angle, quand le lavis est le jargon situé dans la fente de la tradition et la culture contemporaine, une fois que l’artiste qui envoie cette sorte de jargons s’aperçoit que les « vêtements » et les « masques » sont seulement les accessoires de théâtre pour le carnaval de la langue de dessin, alors l’extraction de la chose réelle « accessoires de théâtre » semble très importent. Les textes de lavis fournis par HE Canbo affirment le raisonnement ci-dessus : derrière l’objet matériel, c’est le carnaval du groupe moite, exhalant le parfum pur de l’encre et du papier, c’est pour cerner l’homme, mais enfin l’homme est dépeint comme un fantôme. 

Dans les œuvres sériels y compris « cube et eau douce », « portrait dressant », « moment de contemplation », non seulement les êtres qui ont perdu leurs « accessoires de théâtre » s’attachent et s’opposent l’un l’autre, mais aussi la réflexion raisonnable après le carnaval joue un rôle d’équilibre. Dans les œuvres tels que « hallucination du fantôme noir », « ère quaternaire TOP », « Ignorance et Lucidité », etc., l’ « Autre » que l’artiste rencontre est dissimulé, l’ « Autre » est non seulement le noyau du texte, mais aussi le produit de la parole et du silence. Parfois, l’ « Autre » se cache, et devient le « Moi-même » espéré dans la subconscience de l’artiste.  Certainement, le moi-même se cache profondément, sa cuirasse est souvent indistincte. Ici, la tâche de l’artiste est de distinguer et excaver le « Moi-même » approuvé silencieusement qui s’embusque pendant longtemps dans les replis du cœur, et de sortir le « Moi-même » pour le nettoyer et le maquiller, et puis traverse et atteindre le monde inconnu au moyen de l’expérience. Dans l’encre, l’ « Autre moi-même » de HE Canbo est le « Moi-même » cassé dans le monde avec la civilisation industrielle, de nombreuses images sont déjà dissociées de ce « Moi-même » et sont nettoyées, modelées, infiniment élargies dans la dimension culturelle, ainsi un « Groupe » impétueux et irrésistible se forme. Ces « Images » qui représentent le groupe des êtres humains est une sorte de respiration des êtres, elles sont atones, mais elles portent une température, un attachement à la mémoire elle-même, et évoquent l’intérieur silencieux depuis longtemps de notre époque au moyen des jargons ordonnés.

 

 

En août 2009 

Wang Ai

poète, romancier, critique d’arts animé dans les 1970s, ayant publié plusieurs collections de poème et romans, qui sont traduits également en anglais, allemand et français et publiés en outre-mer.